La l'Uby des Moutons

L’île au lac de l’Uby

Durant six mois, en 2015 nos chèvres pyrénéennes ont eu la lourde tâche d’éclaircir un terrain communal embroussaillé, impénétrable. Cette île située à l’Est est traversée par deux passerelles métalliques. Il est difficile presque impossible à par d’utiliser de gros moyens techniques et mécaniques de l’entretenir mais aussi d’apporter un quelconque intérêt aux visiteurs, marcheurs traversant difficilement cet endroit abandonné. La proposition proposée à la commune très explicite avait différents objectifs dont celui de donner à ce site un aspect régénéré afin d’élaborer par la suite toutes sortes de projets. Les idées ne manquaient pas, seul le désengagement, la non curiosité de nos élus furent exprimé à cette période. Le résultat plus que positif était concret, l’enthousiasme n’y était pas. Le correspondant local du journal Sud-Ouest lui-même n’a pas daigné citer l’exploitation et le propriétaire des chèvres courageuses. C’est le début d’une crise certaine entre un berger convaincu de son engagement à vivre au sein d’une communauté et le regard méprisant et indifférent d’élites locales.

La Bergerie d’Uzan

Au vieux quartier de Cazaubon

La Bergerie d’Uzan n’est pas encore ouverte comme écrit le journal de la dépêche du midi, mais c’est en bonne voie. Cette boutique associative n’est pas seulement un groupe d’artisans et de producteurs locaux mais un ensemble de belles personnes qui pensent avant tout aux autres. Je vis à Cazaubon depuis 2006, je ne suis donc pas local. Mais, je suis bien français malgré mes origines Italiennes né en Algérie Française et baptisé par la force des choses dans la magnifique église de Fleurance (Gers), humour. Alors que j’ai un esprit fédérateur je suis devenu individualiste, indépendant. Mes nombreuses expériences à travers le monde étaient riches de rencontres ou pour se développer économiquement nous mettions notre savoir faire dans des projets communs. La politique actuelle rurale me prouve le contraire, ce n’est pas le fait d’avoir essayé d’aller vers les autres. J’ai été correspondant local du journal sud-ouest, évincé du jour au lendemain, j’ai proposé des projets à la commune de Cazaubon refusés, méprisés également sans aucune raisons, j’ai proposé une viande 100 % nature élevée en plein air intégral certifiée en Agriculture Biologique mais dédaignée par les restaurateurs, la cantine. Je n’ai jamais été sollicité dans aucune associations ni fêtes locales. Même sous l’égide Station Verte qui pourtant selon le cahier des charges oblige les communes à organiser la fête de l’éco-tourisme afin d’inviter les producteurs locaux mais aussi les acteurs en faveur de la biodiversité. A force d’indifférence j’ai du alerté cette ignominie par un article à La Dépêche.

Je suis allé voir certains producteurs locaux aux alentours afin de m’inviter dans des journées qu’ils organisaient au sein de leur exploitation soi viticole ou laitière mais jamais je n’ai été invité. Les boutique de producteurs ont refusé ma production, j’étais concurrent. Les offices de tourisme sous la coupole des élus ne se sont jamais intéressés à mes activités annexes.

Je pense avoir fait le tour de la question en confirmant que fédérer les professionnels économiques au sein d’une ville est quasiment utopique. La situation rurale et sociale nauséabonde d’aujourd’hui est en grande partie le résultat d’une médiocre politique. C’est ainsi qu’aujourd’hui ma conception est du « donnant donnant ». Je ne collabore qu’avec des personnes qui ont une belle âme, je ne perds plus mon temps avec l’indifférence, je vais tout simplement à l’essentiel. Il faut penser autonomie, communauté afin de résister demain à une catastrophe alimentaire. Après plus d’une année à faire et refaire permis de construire et documents administratifs sans aucune aide et surtout pas celle de la commune, j’ai aujourd’hui les autorisations nécessaires afin de démarrer quelques travaux d’aménagement. Cette boutique sera accessible aux handicapés. Ma force c’est aucun reproche à me faire, opiniâtreté, courage et patience. Je suis droit dans mes bottes. Mon objectif est clair, je n’ai aucunement besoin de quiconque surtout pas d’esprits étriqués et négatifs. Je souhaite prendre un chemin lumineux et laisser sur le bord de la route les erres perdus de cette société insipide.

Au début des années 70, enfant, il n’y avait qu’une chaine de télévision, elle était en noir et blanc mais malgré cela je regardais attentivement, les aventures du commandant Cousteau, Paul-Émile Victor en Terre-Adélie, Haroun Tazieff au bord des volcans ou Bombard qui traversa l’Atlantique seul et sans vivre sur un canot. Et déjà ces grands hommes visionnaires nous alertaient des dangers environnementaux du moment. Mais il y avait surtout René Dumont ; sociologue, agronome, professeur d’université, écologiste, ingénieur. Il prévoyait la situation actuelle, la souffrance de notre belle planète. Beaucoup d’associations, de fondations, d’ONG ont été créé, aucune solidaires les unes avec les autres et pourtant ils revendiquent le mal-être de notre planète sans pour cela être efficace. Pas grand chose a changé, bien au contraire, quelques miettes par-ci, par-là, mais le problème a empiré. Pour se déculpabiliser, nous signons des pétitions, donnons quelques kilos de pates et conserves à la banque alimentaire, adhérons et faisons vivre quelques notoriétés écrivains, photographes, aventuriers des médias. En fait nous nourrissons, nous soulageons le système plutôt que d’éradiquer le mal qui rend notre belle planète malade. Les dirigeants se satisfont, ils calment les rebelles, la pauvreté, et peuvent continuer en tout impunité leurs extinctions de toutes vies sur terre pour une seule raison le pouvoir et l’argent. Nous n’arriverons à rien si déjà dans nos villes et villages, il y a querelles, jalousies et discordes.

Cette boutique sera modeste, mais totalement indépendante de la commune et de sa politique en défaveur à son patrimoine tant historique que environnemental. Nous réussirons que par nous-même nous apposerons nos mains à l’édifice. C’est la curiosité de l’autre qui est le sens même de cette boutique associative, tout le monde sera le bienvenu à l’assemblée générale, producteurs, artisans, consommateurs, habitants de nos villes et villages et d’ailleurs et surtout celles et ceux qui sont convaincus que malheureusement nous ne pouvons plus compter sur nos dirigeants mais simplement par nous-mêmes. C’est un concept généreux, altruistes et je vous informerais de la date de l’assemblée générale. Alain Deguine

Candidat à la présidence de la république

Grimper dans les arbres

Vous invitez à partager le déplacement de notre troupeau, vous accueillir à la boutique associative « La Bergerie d’Uzan » qui ouvre bientôt, mais la, l’idée d’apprendre à grimper dans nos arbres et dormir la nuit dans des hamacs si le cœur vous en dit, c’est l’idée nature par excellence. Je vous propose en septembre durant une journée, le week-end, samedi ou dimanche (date non définie) de participer à cette expérience unique.

Je suis tellement heureux d’être avec mes animaux, ils sont si reconnaissants que je vous propose à vous mes fidèles ami(es) le privilège, la chance de passer cette journée à découvrir avec Robin diplômé d’état comment grimper aux arbres en toute sécurité. Nous apprendrons à reconnaitre le nom des arbres, le chant des oiseaux, les bruits de la forêt sauvage et préservée, vivre une journée et une nuit nature inoubliable, féérique et magique et qui sait la chance que nos animaux s’invitent la nuit à se reposer avec vous.

Nous respectons notre forêt, comme les 70 hectares de terres que j’entretiens afin de donner vie aux belles prairies fleuries riches en biodiversité. Les installations seront éphémères, dès le stage fini, il n’y aura plus aucune trace de notre passage. Si, elle sera dans votre esprit, car l’expérience vécu ne pourra jamais s’effacer de votre mémoire.

Vous êtes intéressés, vous voulez vivre cette expérience ou la détente, la méditation sonore et contemplative, la relaxation bercée par une brise odorante boisée seront les objectifs atteints. Renseignez vous.

A très vite, Alain

Johan

Johan a séjourné durant le mois de juin. Il y a des rencontres que l’on ne peut oublier. C’est le plaisir de partager des moments ensoleillés ou pluviales, des instants à rire de folies passagères. Nous regardions la France jouer au football durant la coupe d’Europe et nous attendions patiemment que Benzema marque un but. C’était des réflexions sur la vie et la valeur de la vie, la réussite, qu’est ce que la réussite ? C’est certain je n’ai pas réussi ma vie face à un joueur de football qui en 1 seconde gagne ce que je m’épuise à gagner dans le mois. Mais bon heureusement, Philippe Katerine surgissait des vallons du Gers en entonnant sa chanson « Liberté », sonnerie de mon téléphone désormais.

Le millepertuis

Le millepertuis est une plante médicinale extrêmement puissante pour son action sur la dépression profonde, les insomnies chroniques, les peurs paranoïaques, lutter contre le stress intense, l’anxiété et la perte de joie dans la vie. Le millepertuis, une plante médicinale originaire d’Europe, est utilisé depuis plus de 2 000 ans pour ses pouvoirs de guérison. Il est utilisé pour traiter les plaies infectées, guérir les brûlures, l’eczéma et les maladies inflammatoires de la peau.

Tavernes le 20 mai 2021

Le 20 mai nous avons mis en place un troupeau de chèvres et boucs sur une surface de 2,5 hectares. Nous avons installé 700 mètres de clôtures, quatre fils en trois jours débroussaillage compris afin de faire des allées. Les chevreuils nous ont aidés car nous avons profité de leurs passages afin de trouver des endroits naturels à la mise en place du parc entre les ronciers. Ces terrains sont abandonnés par les éleveurs et nos convictions sont toujours les mêmes face aux détracteurs (végans, L214, politiques, syndicats), celles de prouver l’importance des animaux dans nos prairies à l’entretien mais également l’enrichissement des sols et les plus-values qu’elles apportent sur un territoire. Nous vous rendrons compte durant ce séjour des avancés. Certainement que nous augmenterons le troupeau de chèvres et mêmes de brebis qui œuvrent ailleurs en ce moment.

Claire

Nous vous présentons Claire, qui est venue séjourner quinze jours à la Ferme du Petit Soubère afin d’en connaitre mieux sur les brebis et les chèvres. Enseignante à Paris, Claire a dévoilé un vif intérêt dans notre philosophie d’élevage, et nous sommes heureux de lui avoir transmis nos valeurs, nos convictions.

La Transhumance Initiatique

Ce samedi 20 mars 2021, nous avons inauguré notre animation « La Transhumance Initiatique ». Nous nous sommes retrouvés à la Centrale Photovoltaïque à 14h00. Hercule notre bélier attendait impatient de faire connaissance avec de nouveaux amis. Empruntant la voie verte avec nostalgie, pensant il y a si peu de temps aux voyageurs des trains, le troupeau suivait avec discipline la tête du cortège. Après deux heures d’une balade contemplatif nous sommes arrivés à 16h30 avec calme et sérénité à la tour du crime. Nous avons expérimenté une après-midi de nature, d’histoire, et découvert comme notre ville est très riche, avec un potentiel à admirer encore tant il est temps.

Nous vous informerons de notre prochaine balade et des animations à venir partager avec nous afin de découvrir notre élevage de brebis landaises et chèvres pyrénéennes autour de biodiversité et vieilles pierres.

Athène

Le 3 février, notre belle Athène a mis au monde deux magnifiques petites chevrettes. Nous surveillons nos chèvres plus que les brebis même si elles mettent au monde à ‘l’extérieur, dès la mise bas nous les rentrons à l’abris le temps que les petits puissent suivre leur mère à la découverte des prairies. Les petits chevreaux et chevrettes n’ont pas la force de gambader comme le feraient agneaux et agnelles. http://fr.sawakinome.com/articles/animals/unassigned-5932.html

La reconnaissance : Les animaux sont reconnaissants bien plus que l’homme dès lors que l’amour est donné. Ils se souviendront toujours du moment ou en faiblesses, fragilisés, nous apportons assistance. C’est le cas de beaucoup de moutons ou chèvres qui font partis désormais du troupeau mais avec qui nous avons une belle relation, une relation privilégiée. Athène en 2018 a perdu sa mère, c’est difficile pour un éleveur car nous avons beaucoup de satisfaction mais aussi nous sommes confrontés à la mort, de temps en temps. La vie, la mort font parties d’un cheminement spirituel. C’est ainsi, nous n’y réchapperons pas, tôt ou tard la faucheuse viendra nous chercher. Athène petite chevrette a été gâté, aimé biberonné, elle nous a fait confiance, nous a donné son destin entre nos mains afin qu’elle puisse aujourd’hui nous offrir la joie, la satisfaction de notre travail, la venue au monde de deux jolies chevrettes.

Le 30 janvier 2021

Nous avons en fermage 27 hectares en plus depuis ce début d’année, des prairies en friches depuis une très longue période. Avant il y avait un éleveur avec de belles blondes d’Aquitaine, mais depuis plusieurs décennies le système agricole ne rémunère plus le paysan. La viande est moins cher produite à des milliers de kilomètres, transport compris. Le consommateur ne réfléchit pas, ils consomment sans plus. Les choix sont à court terme sans penser aux conséquences de demain qui sont la déforestation afin d’installer des élevages industriels. Cet acte engendrera comme conséquences une hausse du réchauffement climatique, des prairies abandonnées. Elles seront sujets aux incendies et à une baisse significative de la biodiversité.

Nous, nous continuerons sans relâche à défier les ronces et les broussailles. C’est notre message de berger, il est encore temps de donner vie à nos campagnes.

Depuis le début de notre activité, jamais nous avions séparé les chèvres des brebis, la séparation fut délicate car notre chien Nirvana habitué à rassembler tout ce petit monde nous a proposé quelques initiatives perturbantes. Nous les avons remonté du bois, laissé les brebis dans le prairie de Tavernes et emprunter la route en direction du lieu de villégiature. Plus d’un hectare et demi à s’occuper, comment va t-il gérer ce nouveau site proche d’une route. Je suis curieux d’estimer le temps que mettra le troupeau de 27 chèvres et boucs à s’occuper sans relâche de ce terrain au Bos de la Gourgue.

%d blogueurs aiment cette page :